Madeleine Malonga, diplômée de l’Executive Master Management & Coaching

Depuis notre dernière rencontre, sa vie a pris un nouveau virage. Entre la maternité, la préparation des Jeux Olympiques 2028 à Los Angeles et l’aboutissement de son parcours à Dauphine Executive Education, elle a appris à faire coexister exigence sportive, apprentissage académique et priorités personnelles. Dans ce nouveau entretien, elle revient avec lucidité sur la gestion du doute, la force du collectif, la préparation mentale et cette conviction qui guide désormais son engagement de coach : oser avancer, même sans certitudes, et construire un leadership aligné avec ses valeurs.
En tant qu’ancienne étudiante de Dauphine Executive Education aujourd’hui maman et coach, quels conseils donneriez-vous aux professionnels qui cherchent à concilier carrière, apprentissage continu et vie personnelle ?
D’oser. Vraiment. Les peurs, les doutes, la sensation de ne jamais avoir “le bon timing”… c’est normal. On attend souvent que toutes les conditions soient réunies, alors que ce moment parfait n’existe pas. À Dauphine, j’ai justement appris que progresser implique d’accepter une part d’inconfort. Il ne s’agit pas de trouver un équilibre figé entre vie personnelle et professionnelle, mais un équilibre vivant, évolutif. Certaines périodes demandent plus d’investissement, d’autres plus de recul. L’essentiel est d’assumer ses choix sans culpabilité et de voir l’apprentissage comme une ressource, pas comme une contrainte.
La maternité a-t-elle eu un impact sur vos priorités dans l’entraînement et la compétition ?
Oui, forcément. C’est un immense changement, à la fois en tant que femme et en tant qu’athlète. J’ai repris l’entraînement six semaines après mon accouchement, et j’ai très vite ressenti quelque chose d’assez fort : ma maternité et ma vie d’athlète fonctionnent comme des vases communicants. Après une journée d’entraînement, je me sens pleinement épanouie en tant que maman. Et le matin, lorsque j’arrive à l’entraînement, je me sens tout aussi alignée. Cet équilibre m’apporte une énergie nouvelle. Mon objectif sportif, lui, reste inchangé : remporter la seule médaille qui manque à mon palmarès, l’or olympique. Mais ma fille et ma famille demeurent, évidemment, ma priorité.

Comment avez-vous construit votre préparation mentale lors des JO 2024 et quelles leçons en tirez-vous dans votre rôle de coach ?
La préparation mentale des JO 2024 a été particulièrement exigeante.
Des Jeux organisés “à la maison” génèrent une exposition et une intensité émotionnelle différentes : davantage de pression, d’attentes et d’enjeux. Ma sélection a d’ailleurs été extrêmement difficile à décrocher. Le niveau français en judo est très élevé et il n’y a qu’une seule place par catégorie, ce qui impose une concurrence particulièrement forte. Je me suis battue jusqu’au bout.
Si j’avais déjà l’expérience des Jeux de Tokyo 2021, avec la médaille d’argent en individuel et l’or par équipe, chaque olympiade constitue une nouvelle réalité mentale.
Dans ce contexte, le cadre psychologique a été essentiel. J’ai bénéficié d’un accompagnement structuré avec ma préparatrice mentale Anaelle Malherbe, ma psychologue Elise Anckaert, ainsi que le soutien de mes proches et de ma famille. L’objectif était de construire une véritable stabilité interne, en travaillant notamment sur la gestion du stress, du doute, de l’échec, mais aussi sur le sens.
Malgré la défaite en individuel, cette préparation a été déterminante. Elle m’a permis de traverser l’échec avec recul et lucidité, en restant alignée avec mes valeurs et mes repères internes. Cette expérience nourrit aujourd’hui ma pratique de coach, notamment dans l’accompagnement des dynamiques de performance et de résilience.
Votre parcours combine excellence sportive, apprentissage académique et responsabilités personnelles, comment pensez-vous que ces aspects façonnent votre vision du leadership aujourd’hui ?
Ces expériences se nourrissent mutuellement.
Le sport m’a appris l’exigence, la résilience et la discipline. L’apprentissage académique m’a donné des grilles de lecture, de l’analyse, du recul. La maternité et la vie personnelle m’ont apporté une vision plus large, plus humaine, plus nuancée de la performance.
Aujourd’hui, je vois le leadership comme une posture intérieure avant d’être une fonction. Il s’agit de créer un cadre, d’influencer positivement un environnement, de permettre aux autres d’exprimer leur plein potentiel.
La performance durable, qu’elle soit sportive ou professionnelle, repose autant sur la solidité mentale que sur la compétence technique.
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